Le blog de Sylvie Andrieux

Députée des Bouches-du-Rhône


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Les Fralib gagnent leur combat !

C’est avec soulagement que j’ai appris hier que les Fralib avaient obtenu satisfaction et ont signé un accord de fin de conflit avec Unilever. Les employés ont obtenu une enveloppe de 19,2 millions d’euros pour leur projet de coopérative.

Nous avions été nombreux à suivre ce conflit, véritable symbole du cynisme de l’industrie mondialisée. Je rappelle les faits brièvement : A l’origine, la société fondée en 1882 par Lazare Digonnet, faisait de l’importation de thé et avait son siège à Marseille. En 1927, celle-ci prend le nom de « Société des thés de l’Eléphant » avant d’être reprise en 1972 par le géant de l’alimentaire Unilever, qui crée la société Fralib (Française d’alimentation et de boissons) et qui opère une fusion avec sa filiale Lipton. En 1989, les usines de Marseille et Pont de Joux sont regroupées à Gémenos.

Le groupe Unilever, qui a subi une baisse de rentabilité, a décidé en 2010 de fermer certains centres de production de sa filière thé et infusions, dont celui de Gémenos. Emblématique de ce que certains décrivent comme « le cynisme des marchés financiers », qui exige des taux de rentabilité toujours croissants pour accroître les dividendes des actionnaires aux dépends des intérêts des salariés, l’usine de Gémenos a refusé de mourir et ses salariés se sont mobilisés pour conserver leur activité en créant une Coopérative.

Quel symbole pour notre pays qui souffre tant de cette désindustrialisation, mais quel combat et quelle lutte (1 336 jours !) il a fallu mener pour que les salariés conservent, en partie hélas , une activité. Sur les 182 salariés de l’usine, une soixantaine devraient à terme être embauchés dans le cadre de la scop.
Sans l’énergie développée par les responsable syndicaux, la logique financière et déshumanisée de la multinationale aurait pleinement triomphé.

Je souhaite bonne chance à la nouvelle entreprise, Scop-Ti, et j’ai l’espoir que cet exemple inspire d’autre salariés confrontés à la perte de leur outil industriel.


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Non à la barbarie !

Je veux exprimer toute ma colère et mon désespoir face à ce rapt immonde de 200 lycéennes nigérianes, prisonnières depuis un mois.
Je m’associe à toutes les femmes qui, à travers le monde, refusent la barbarie qui interdit aux femmes le droit à l’éducation, la liberté de leur esprit et de leur corps. Je pense à cette jeune Pakistanaire, Malala Yousufzai, qui a frôlé la mort il y a 2 ans pour avoir milité pour l’éducation des petites filles, et dont la survie, malgré une balle tirée à bout portant, est un miracle.

Dimanche soir, François Hollande a proposé un sommet sur la sécurité au Nigeria, qui devrait rassembler samedi prochain à Paris les dirigeants d’au moins cinq pays africains : le Nigeria, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin. La communauté internationale doit se mobiliser pour que de tels drames ne se reproduisent jamais.


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L’Europe que nous voulons.

Les commémorations du 8 mai 1945 ne sont pas pour les élus de simples dépôts de gerbes fleuries. Au delà de l’acte symbolique, il y a là le réveil d’une mémoire qui influence encore nos existences contemporaines, et soulève des questionnements concernant notre avenir.

La fin des conflits en Europe a laissé un territoire meurtri, des nations dévastées, des frontières a redessiner. Que de chemin parcouru par cette Europe, hier coupée en deux blocs ennemis et aujourd’hui dans une Union qui se construit chaque jour. Soixante ans plus tard, ces cérémonies rendent aussi hommage à nos vétérans et je ne peux m’empêcher de songer que si la désaffection des Français pour la question européenne est aussi forte, c’est peut-être que la mémoire des déchirements de notre continent, de ses victimes, disparait peu à peu.

Comment ne pas songer au 8 mai 1945 quand la guerre civile menace l’Ukraine, quand les armes de l’Otan manœuvrent sur les mers ou les airs et qu’un bras de fer s’engage entre la Russie et les alliés occidentaux ?
La paix est le bien le plus précieux que nous apporte l’Union Européenne, et c’est cette paix que nous devons préserver, coûte que coûte. Le traité de Rome faisait la promesse d’une Europe de prospérité, et malgré les difficultés actuelles, nos nations se sont reconstruites dans la paix et la solidarité.

Certes, l’orientation politique de l’Europe, libérale et marchande, est conforme à l’esprit de cette Europe commerçante de la renaissance, dans laquelle, malgré les conflits qui ont fait son histoire, une conscience de communauté s’est fait jour. Bien sûr, c’est sur des principes d’échanges commerciaux qu’est apparue cette Union.

Néanmoins, quand le dogme de la libre entreprise édicté à Bruxelles compromet des emplois, et j’ai à l’esprit de manière constante le dossier de la SNCM, (j’évoquais mardi cette question avec Samia Ghalli et J.C. Gaudin, qui partageaient mon inquiétude) cela signifie qu’il faut réorienter l’Europe vers des préoccupations plus sociales. C’est tout l’enjeu de la participation aux futures élections.

Nous pouvons construire l’Europe sociale, à condition d’utiliser notre bulletin de vote.

 


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Le génocide des Arméniens ne doit jamais être oublié

« le génocide tue deux fois, la seconde par le silence » a dit Elie Wiesel.

En rompant le silence sur un drame de l’histoire turque, le premier ministre turc, Recep Tayyp Erdogan, a présenté les condoléances de la Turquie aux « petits-fils des Arméniens tués en 1915 ».

Si on peut déplorer que le premier ministre turc n’ait pas donné à cette terrible épuration ethnique son caractère de génocide, il faut reconnaitre que c’est une étape vers la reconnaissance de la responsabilité de la Turquie dans ce massacre qui a fait plus d’un million et demi de victimes, alors que jusque là, la négation de ce crime était le discours officiel. Je partage sur ce point la position de mon suppléant parlementaire, mon ami Garo Hovsépian, qui était présent à l’Hôtel du département des Bouches-du-Rhône pour commémorer les 99 ans du génocide Arménien, et pour qui ce changement de position est un événement historique.

Au delà d’une timide déclaration du premier ministre Erdogan, la présence en Turquie d’une exposition sur les rescapés du génocide montre l’évolution des mentalités turques, la lente acceptation d’un passé infamant que le silence ne peut absoudre. Cette exposition organisée à l’initiative de l’association Aram (coordonnée par le Marseillais d’origine arménienne Christian Artin) ouvre la voie à un nouveau dialogue entre les communautés. Un premier pas vers l’apaisement sur le long chemin de la réconciliation.


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Hommage aux otages Français

La libération de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, qui étaient otages en Syrie n’aura provoqué qu’une joie de courte durée. La mort de Gilberto Rodrigues Leal, détenu au Sahel, nous rappelle la cruauté des fanatiques et cette lâcheté de ceux qui se prétendent des "combattants" alors qu’ils tuent des civils sans défense. Comment ne pas penser au désarroi des familles et des proches devant ce drame horrible ? Je leur souhaite de trouver le courage pour affronter cette épreuve, et leur adresse mes condoléances.

Il reste un otage français détenu dans le monde, Serge Lazarevic, enlevé en novembre 2011 au Mali.  Ne l’oublions pas, en ce jour de larmes, larmes de joie pour ceux qui retrouvent leur proches, larmes de détresse pour ceux qui l’ont perdu.


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Face au réel, l’idéal doit-il périr ?

Voter la confiance au gouvernement, c’est préserver la stabilité politique nécessaire à notre redressement. Une crise de régime rajouterait encore des problèmes à une situation déjà difficile. Faut-il pour autant être aveugle, et ne pas voir les renoncements, les injustices, d’un plan de rigueur qui cache son nom ?

J’ai voté la confiance au gouvernement, sans illusion, pour cette raison. La droite aurait fait bien pire, socialement, et sa pilule aurait été encore plus amère, je n’en doute pas.

Cependant, le désarroi des Français est réel, je le constate chaque jour. Les premiers mois du quinquennat n’ont pas été compris et le choix des mesures “sociétales” a détourné du président une bonne part de ses électeurs et semé une division inutile dans la population.

Aujourd’hui, les socialistes eux-mêmes sont divisés face aux mesures d’urgence présentées par le premier ministre. Comment ne pas les comprendre ?
Quel message proposons-nous aux Français, alors que la maîtrise de nos déficits est menée au pas de course pour se conformer au dogme européen de la règle d’or ? L’impuissance de notre pays à négocier un rythme qui lui convient pour assainir ses comptes publics, face à une Europe de plus en plus éloignée des populations qui la composent, ne peut que détourner un peu plus les électeurs d’un idéal européen qu’ils ne comprennent plus.

Comme beaucoup de mes collègues députés, je considère que le gel du salaire des fonctionnaire est injuste. Les économies programmées sur les budgets de protection sociale m’inquiètent, bien que je sois d’accord pour combattre le gaspillage et les dépenses inutiles. Encore une fois, j’appelle le gouvernement à plus de dialogue avec la représentation nationale, toutes les voies n’ont sans doute pas été explorées, et une stratégie plus conforme aux attentes des français doit être étudiée.

Le débat parlementaire pourrait tenter d’apporter des solutions différentes pour un résultat similaire, n’est-ce pas l’esprit même de notre République ?

"Le courage c’est d’aller à l’idéal et comprendre le réel", disait Jaurès en 1892. Notre gouvernement a bien compris le réel, mais n’a-t-il pas oublié l’idéal ?


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L’amélioration de la condition féminine progresse

Toutes les avancées sociales ne sont pas gelées, ou en recul : la condition féminine poursuit son amélioration, pas après pas.

Aujourd’hui, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des Femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, (accompagnée de Anne Hidalgo, première femme Maire de Paris, Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, Joëlle Miquet, vice-Première ministre belge, et de la secrétaire d’Etat parlementaire allemande Caren Marks), a décidé de célébrer le soixante dixième anniversaire du droit de vote des femmes.

Ce droit fondamental, qui marque la citoyenneté, semble aujourd’hui si naturel que beaucoup n’envisagent même plus de l’utiliser… Cet acquis essentiel a pourtant été au cœur des luttes féministes, depuis la “Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne” d’Olympe de Gouge en 1791 en passant par les suffragettes Britanniques.

Le premier pays à accorder ce droit aux femmes fut la Nouvelle-Zélande (1893), suivi par l’Australie (1902), la Finlande (1906), les États-Unis (1919). En France, les femmes n’eurent ce droit que le 21 avril 1944, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le droit de vote comprend le droit à l’éligibilité, et les dernières élections municipales ont permis à plus de 100.000 femmes élues de siéger au sein des Conseils municipaux.

Pour faire avancer encore la condition féminine, Najat Vallaud-Belkacem propose une "plateforme pour une Europe des Droits des femmes" et une charte, appelant  l’Union européenne à “redoubler d’efforts pour être à la hauteur de ses ambitions et redevenir le continent de référence pour la promotion de l’égalité".

Au gouvernement, cet engagement pour l’amélioration de la condition féminine concerne tous les ministères, et c’est pour celui de la défense que Jean-Yves Le Drian a déposé une proposition de loi pour lutter contre contre le harcèlement, les violences et les discriminations dans l’armée. L’armée française est devenue une des plus féminisées du monde, avec un taux de 15 % (60 000 femmes), là où les armées britannique et allemande atteignent seulement 10 %.

Le ministre a présenté son plan d’action en 10 mesures concrètes déclinées en quatre volets : accompagnement, prévention, transparence et sanction. Trois mesures emblématiques sont à retenir : l’inscription du harcèlement au code de la défense, la mise en place d’une cellule d’accompagnement Thémis qui accueillera et traitera les signalements, ainsi que la production de statistiques.  « Les cas de harcèlements, de discriminations et de violences faites aux femmes de la défense, quelque soit leur nombre, constituent un défi douloureux pour nous tous dans la formidable avancée de l’égalité professionnelle au sein du ministère (…) nos armées, qui peuvent à juste titre s’enorgueillir d’être exemplaires dans de nombreux domaines, ont vocation à l’être aussi dans celui là », a conclu Jean-Yves Le Drian.

La parité, malgré ces efforts constants, est encore loin d’être la règle.
Je félicite donc particukièrement Valérie Rabault, députée PS du Tarn-et-Garonne, première femme nommée au poste de rapporteur général de la commission des finances de l’Assemblée Nationale.

J’en profite aussi pour adresser mes meilleurs sentiments à ma collègue Marseillaise Samia Ghali, qui rejoint l’équipe du nouveau premier secrétaire, J.C. Cambadélis, en charge du logement, de la ville et des quartiers populaires. La rue de Solférino recrute une femme d’exception, et je ne peux que m’en réjouir.

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