Le blog de Sylvie Andrieux

Députée des Bouches-du-Rhône


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Mes vœux pour une année de liberté, d’égalité et de fraternité

Pour cette nouvelle année, je veux présenter mes meilleurs vœux de bonheur à tous les Marseillais, et mes souhaits de réussite pour la la difficile mais nécessaire politique menée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Notre pays a été malmené en 2013 : la contestation de beaucoup de nos concitoyens a exprimé les difficultés majeures que le gouvernement doit affronter.

Pourtant il nous faut être courageux et optimistes. Les mesures mises en place pour lutter contre la crise que nous traversons devraient porter leurs effets. Le chômage semble arrêter sa progression et ce mouvement devrait s’accentuer cette année.

Le changement que le président de la République est en train de mettre en place concerne tous les secteurs de notre économie, ce qui peut déstabiliser ou inquiéter les Français. Pourtant, il faut en passer par cette phase difficile pour mieux rebondir. Nous préparons la France de demain, dans le respect des valeurs humanistes et républicaines qui caractérisent notre pays, afin de construire un avenir plus juste et protecteur pour les moins favorisés. C’est le sens de la vaste réforme fiscale annoncée par le Premier Ministre. Nos institutions ont évolué, le non-cumul des mandats apportera un renouveau dans notre vie politique. L’innovation de nos entreprises est valorisée, c’est l’action que mène le ministre du redressement productif qui chaque jour combat l’adversité économique.

Plus forte à l’intérieur, la France sera toujours aussi influente sur le terrain international. Nous continuerons à influer sur le destin de l’Europe, pour privilégier la croissance et contenir l’austérité ; en Afrique nos soldats qui sont les seuls à pouvoir combattre sans délai le terrorisme ou prévenir les massacres des guerres civiles seront toujours présents pour faire progresser la paix. Notre pays restera en 2014 une des grandes nations du monde.

Ne perdons pas courage devant les difficultés, il y a encore beaucoup à faire pour redresser notre pays et il faut tenir le cap fixé. C’est dans la continuité et en persévérant avec conviction que l’action mise en œuvre depuis 18 mois trouvera le succès. Bien sûr, je sais que les plan sociaux et les faillites d’entreprises nous rappellent chaque jour que la crise est toujours bien présente…

Raison de plus pour redoubler d’effort et réaliser cette quadrature du cercle qui doit à la fois préserver les entreprises et le modèle social français. La France était malade et le remède a l’amertume des potions efficaces. Parfois on déteste son docteur parce que la guérison doit se gagner dans la douleur, et c’est ainsi que j’interprète les sondages d’opinions. J’espère qu’en retrouvant sa santé, la France saura remercier l’équipe qui a été à son chevet dans les temps difficiles.

Enfin, je souhaite que cette année les Français gardent le bon sens qui les caractérise, sans céder aux chants nauséabonds de ceux qui veulent dresser les communautés les unes contre les autres et qui désignent les habituels boucs émissaires à la vindicte populaire. Je remercie Manuel Valls pour ses mises en garde à l’encontre de ceux qui jouent avec le feu par intérêt personnel, en foulant aux pieds notre pacte républicain.

Restons unis et solidaires, la fraternité est aussi la devise de notre République.

Je vous souhaite à tous une bonne année 2014, et je resterai à votre écoute, comme toujours, parce que les seules paroles qui m’importent sont celles que vous exprimez quand je vous rencontre à Sainte Marthe ou dans ma circonscription.


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La crise Syrienne en débat à l’Assemblée

La crise syrienne est un de ces drames qui laisse décontenancé. Comment réagir face à ces revirement politiques de nos alliés, comment réagir face à ces massacres en Syrie ?

Le président de la République est devant une situation bien compliquée, que ce soit diplomatiquement ou au niveau de notre politique intérieure. Le parlement doit-il donner son avis sur cette crise majeure qui engage notre pays ?

Dans l’immédiat, le président a jugé qu’il convenait d’appliquer les usages de la Ve République, et prend seul la responsabilité d’agir, en concertation avec nos partenaires. Cependant, la consultation prochaine des parlementaires semble prévue, selon les déclarations du ministre en charge des relations avec le parlement, Alain Vidalies. C’est bien le moins qu’on puisse attendre d’une démocratie comme la nôtre.

Demain, les députés débattront dans l’hémicycle.

Si la responsabilité de Damas semble avérée, les preuves publiées hier ne laissent que peu de doute sur l’utilisation de l’arme chimique par Bachar el-Assad, la teneur exacte de la riposte de la France n’est pas définie, et l’utilité de ces frappes pose question.

J’espère que la journée de demain apportera des éclaircissements sur une action dont les conséquences sont encore incertaines.

La gravité des événements oblige chacun à prendre ses responsabilités, mais si la solidarité des élus avec le chef de l’Etat est nécessaire pour que notre pays surmonte cette épreuve, celle-ci doit impliquer la représentation nationale dans les prises de décisions qui engagent l’honneur de la France.


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Le débat politique en question

La démission de la ministre de l’écologie, Delphine Batho, provoque à juste titre de nombreuses réactions politiques. Il est vrai que la méthode employée peut surprendre : annoncée sur Twitter pendant que la ministre s’exprimait dans l’hémicycle, la convocation à l’Hôtel de Matignon pouvait être qualifiée d’inélégante. Mais ce que révèle cette démission est plus profond qu’une défaillance protocolaire.

Si Delphine Batho a été démissionnée, c’est qu’elle a défendu le budget de son ministère de l’écologie, en baisse de 7 %, une des principales baisses du projet budgétaire pour 2014.
On est alors en droit de s’interroger, l’écologie semblant désormais une « variable d’ajustement » d’un budget de rigueur. La transition écologique serait pourtant, selon les études du CNRS, un réservoir de 600 000 emplois potentiels… la discussion paraît donc légitime concernant ce ministère porteur d’avenir. Bien entendu, le sérieux budgétaire reste une priorité, mais l’austérité que nous imposent les règles européennes n’a pas de sens si la réduction des dépenses publiques, à tout prix, n’a comme résultat que la récession économique. L’exemple de nos voisins méditerranéens nous le rappelle chaque jour.

Le débat politique, riche dans la tradition socialiste, avec ses divergences et ses oppositions, avec ses synthèses et ses compromis, semble victime aujourd’hui de la constitution et de son présidentialisme. Au delà de ce remaniement d’actualité, les élus socialistes et leurs alliés électoraux ont-ils encore la possibilité d’apporter leur contribution au débat politique, peuvent-ils encore être force de proposition ou la pensée politique doit-elle être unique et monocorde ?

Un autre débat est justement lancé sur la question fiscale par l’aile gauche du PS, alimenté par les représentants des mouvements Un Monde d’avance, Maintenant la gauche, La Gauche durable et La Gauche populaire. Quatre points y sont mis en avant :
• La progressivité de la CSG
• La modération des hausses de TVA
• Se diriger vers l’individualisation de l’impôt en unifiant la CSG et l’impôt sur le revenu
• Pour une fiscalité écologique populaire et efficace.

L’engagement de François Hollande de rendre convergents la CSG et l’impôt sur le revenu est un engagement majeur, qu’il faut lancer sans attendre, déclarait hier la sénatrice Marie-Noelle Lienemann :

« Il y a une urgence de pouvoir d’achat chez les Français. La proposition que nous faisons de rendre la CSG progressive redonne du pouvoir d’achat à la moitié des salariés, en faisant évidemment contribuer davantage les revenus et les salaires élevés. Cette œuvre de justice fiscale a une efficacité économique puisqu’elle permet de donner du pouvoir d’achat, attendu par les Français mais aussi par notre économie : plus les catégories sont populaires, plus elles consomment des produits ou des services fabriqués en France. (…) Nous avons des chances d’être entendus : il y a une centaine de parlementaires qui nous suit, et les signes politiques de la période sont que les couches populaires sont en attente, voire en désarroi par rapport aux politiques de gauche. Et là c’est une façon d’y répondre qui est responsable économiquement voire positive : quand on donne du pouvoir d’achat aux catégories populaires, c’est l’économie réelle, la croissance et l’emploi qui en sont bénéficiaires. »

Il serait souhaitable que le président de la République et son gouvernement soient à l’écoute de ces propositions concrètes, et que les parlementaires puissent participer de façon constructive à la mise en place d’une politique de redressement de notre pays guidée par la justice et l’équité, où l’impôt serait enfin un authentique outil de redistribution.


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Hommage à Clément Méric, assassiné pour ses idées.

Ils défilent habillés en noir, rangers aux pieds avec un pas cadencé… Ils font le coup de poing contre les gauchistes, saluent le bras levé en écoutant leur leader.  Ils ont pourtant pignon sur rue, en profitant sans vergogne de la liberté qu’offre la République.

Aujourd’hui, ils ont tué un jeune homme pour ses opinions politiques de gauche.

Clément Méric a été assassiné par des nervis fascisants, des brutes sans morale aux idées courtes.

Il partageait mes convictions, celle d’une gauche que les Français ont appelé de leur vœux il y a un peu plus d’un an. Et tous les socialistes portent aujourd’hui le deuil de ce jeune homme, lynché pour ses idées généreuses. Ce brillant étudiant de Science Po se relevait d’une grave maladie, une victoire contre l’adversité dont il ne profitera pas…

L’extrême droite d’aujourd’hui n’est pas différente de ce qu’elle fût hier. Elle puise ses racines dans le fascisme d’avant guerre. Elle se dit patriote et nationaliste, tout en niant les principes qui fondent notre patrie et notre nation, une terre dont la diversité a fait la richesse. La liberté, l’égalité et la fraternité ne font pas partie de son idéologie nauséabonde, qui se réfère à l’exclusion,  la violence et la haine.

Les groupuscules extrémistes ne sont plus acceptables. Comme le premier secrétaire du Parti Socialiste, Harlem Désir, je demande la dissolution immédiate de ces groupes d’extrême-droite d’inspiration fasciste.


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Un chef de l’Etat déterminé

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François Hollande a effectué avec brio deuxième son « grand oral » devant la presse, hier après-midi. C’est un président de la République déterminé et ferme dans ses convictions qui a répondu aux journalistes, sur tous les sujets, avec franchise et pédagogie.

Il s’agissait pour le chef de l’Etat de présenter son bilan depuis 6 mois. Réaffirmant son engagement Européen, et les efforts qu’il entreprend pour influer sur le destin de la Communauté, il a délivré un message de confiance et de volontarisme ; confiance dans les mesures déjà engagées, dont les effets permettront d’atteindre ses objectifs ; volontarisme dans l’accélération des réformes annoncées : choc de simplification, formation professionnelle et surtout les retraites, ce dossier repoussé par tous ses prédécesseurs qu’il décide de prendre à bras le corps pour décrocher une bonne fois pour toute cette épée de Damoclès suspendue sur les têtes des générations futures.

L’an II du quinquennat sera celui du mouvement, et de l’offensive. Si la première année a été consacrée à une première réorientation européenne centrée sur la recherche de croissance et la défense de notre souveraineté nationale, cette impulsion se poursuivra avec de nouvelles propositions concrètes, comme l’harmonisation fiscale de la zone euro ou la mise en place d’une nouvelle étape de l’intégration politique préfigurant un gouvernement économique européen et la définition d’un plan d’investissement européen.

François Hollande campe aussi fermement sur sa promesse d’inversion de la courbe du chômage : « Je m’y tiens. Tout doit être mis en oeuvre pour que les mesures déjà engagées puissent être amplifiées. »
C’est donc un président prenant pleinement la mesure de son mandat qui a réaffirmé avec force la justesse du cap qu’il a tracé. Il a écarté les rumeurs de remaniement d’importance tout en soutenant pleinement son gouvernement.

Bien entendu, la situation se dégrade et les Français en souffrent chaque jour un peu plus. Mais le président de la République nous fait comprendre que cela n’enlève rien à la pertinence du changement, si nécessaire à la guérison de notre société encore malade d’un trop lourd passé.
Même si la potion peut sembler amère et sans effet immédiat, il faut lui laisser le temps d’agir et ne surtout pas interrompre le traitement commencé.

« Nous saluons l’engagement profond de la France et des autorités françaises en faveur de l’Europe », a affirmé aujourd’hui la Commission européenne en commentant la promesse faite la veille par le président de la République de prendre une « initiative » pour sortir l’Europe de sa « langueur ». De la même manière je salue la détermination de notre chef de l’Etat et je partage sa confiance en l’avenir.


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Hommage à Stéphane Hessel

ImageC’est avec beaucoup d’émotion que j’ai appris le décès de Stéphane Hessel. Au terme d’une vie exceptionnelle consacrée à la défense de la dignité humaine, toute la gauche est endeuillée.

Un des derniers grands résistants vient de disparaître, et c’est une page d’histoire qui se tourne. Toujours du côté des peuples opprimés, quitte à déplaire à un certain conformisme communautariste ou politique, ce vieux monsieur avait gardé, au fond du cœur et de l’esprit, la flamme qui brille d’ordinaire dans la jeunesse, teintée parfois de ces idées qui ressemblent à des utopies, mais qui sont celles qui font changer les sociétés.

J’avais été particulièrement sensible, dans son livret « Indignez-vous », a ses arguments en faveur de la défense de notre système social. Quand le Conseil National de la Résistance (dont il faisait partie) a décidé de mettre en place la Sécurité sociale, dans l’immédiate après guerre, la France était en ruine et l’alimentation rationnée…

Et pourtant cette idée utopique a été mise en place, portée par des idéaux qui ont façonné notre pays. Hessel nous expliquait qu’aujourd’hui, alors que la production et la richesse de la France n’ont jamais été aussi importantes, les défenseurs de la droite libérale veulent remettre en cause ces acquis et ces idéaux.

Denis Kessler, ex-président du Medef, le disait très franchement en octobre 2007. Selon lui, il fallait « défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance » et donc le modèle social français créé sur un « compromis entre gaullistes et communistes ».

C’est bien contre cette remise en cause des avancées du CNR que Stéphane Hessel nous appelait à nous indigner.  Nous ne devrons jamais oublier Stéphane Hessel et ses mises en garde. Notre dignité est dans cette indignation, face à ceux qui proclament qu’il n’y a pas d’alternative au démantèlement de notre modèle social.


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Journée « Agissons pour l’emploi » du mardi 12 février

Le mardi 12 février 2012, la mairie des 13e et 14e arrondissements a accueilli une des quatre journées nationales de job-dating organisées par la fondation ManpowerGroup en partenariat avec le Pôle Emploi.100_3783Cette manifestation a rencontré un véritable succès avec la présence d’une centaine d’entreprises dont Eurocopter, UNICIL, des entreprises de téléphonie, de restauration, 800 candidats inscrits (après une première sélection) et près de 500 offres d’emploi à pourvoir.

Les entretiens employeur-candidat se sont déroulés tout au long de la journée dans les salles de la mairie de secteur et en fin de matinée, Monsieur Garo Hovsépian, accompagné de son Adjointe au Développement Économique, à l’Emploi et à la  Formation Professionnelle, Haouaria Hadj-Chikh et de l’Adjoint de Quartier Jean Marie Barsotti, a visité les stands avec le préfet de région, Monsieur Hugues Parant, et le président de ManpowerGroupe France Alain Roumilhac.

Cette opération dédiée à l’emploi s’est achevée par un colloque au Mémorial de La Marseillaise introduit par Garo Hovsépian  et Alain  Roumilhac pour une soirée de réflexion autour du thème « Les PME innovantes : l’avenir de l’emploi en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ? ».

« Agissons pour l’emploi »