Le blog de Sylvie Andrieux

Députée des Bouches-du-Rhône


Grenelle II : Sarkozy et l’écologie c’est fini !

 Le projet de loi du Grenelle 2 est examiné depuis le 4 mai 2010 par l’Assemblée nationale. En recul sur de nombreux points par rapport au Grenelle 1, ce texte entérine le désengagement de Nicolas Sarkozy en matière d’environnement. Pourtant, tout avait bien commencé.

En campagne, le candidat Sarkozy martelait à l’envi que le développement durable, c’était « une urgence, une nécessité ».

En 2007, le Président n’avait toujours pas peur des grands mots. Le Grenelle de l’environnement, ce devait être l’acte fondateur d’un « New Deal écologique », la pierre angulaire d’une véritable « révolution». Tous les acteurs concernés – associations, syndicats, entreprises, Etat et collectivités territoriales – ont été invités à y travailler main dans la main. Ils s’y sont attelés pendant quatre mois.

En 2009, les conclusions de ces travaux ont donné naissance à la loi d’intention du Grenelle 1, dont les grands principes ont été votés à la quasi-unanimité.

Dans un esprit constructif et vigilant, les socialistes ont pris acte et ont pris date. Pris acte des bonnes intentions du gouvernement, pourtant dépourvues à ce stade d’engagements fermes et financés. Et pris date pour la loi du Grenelle 2, qui devait transcrire ces grandes déclarations et surtout assurer leur financement.

« Esprit du Grenelle » es-tu là…?

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Suppression du Comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU.

La semaine dernière, le rapport de l’observatoire national des zones urbaines sensibles soulignait l’inefficacité de la politique gouvernementale dans les zones urbaines sensibles.

Aujourd’hui, alors que les élus de la rénovation urbaine rencontraient le directeur de l’ANRU sans obtenir de garanties sur l’avenir de l’engagement de l’État pour le renouveau des quartiers, le sénateur UMP Philippe Dallier, dans un amendement au projet de loi de finances 2010, a proposé la suppression des 300 000 euros de crédits annuels du Comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU (CES-ANRU).

Le Parti socialiste est scandalisé par cette méthode qui consiste à mettre fin à l’évaluation d’une politique publique qui engage 34,2 milliards d’euros sur 9 ans. Nicolas Sarkozy qui avait fait de l’évaluation de l’action de ses ministres une priorité est aujourd’hui rattrapé par la réalité de son bilan. L’UMP agit de la façon la plus grossière : casser le thermomètre pour ne pas voir la fièvre monter.

Le Parti socialiste demande à la commission mixte paritaire de retirer cet amendement qui va à l’encontre du principe fondamental de l’évaluation des politiques publiques par un comité indépendant et de l’information des citoyens sur l’usage de la dépense publique.


Le mal logement en France : il est urgent d’agir, enfin

Pour la quinzième année consécutive, la Fondation Abbé Pierre a présenté hier son rapport annuel sur l’état du mal logement en France.
Au-delà du chiffre des 3,5 millions de personnes sans logement décent, le rapport souligne combien le logement est devenu aujourd’hui une insécurité majeure pour les plus fragiles d’entre nous mais aussi pour les classes moyennes et constitue un facteur d’aggravation des inégalités sociales.
Le Parti socialiste a regretté à plusieurs reprises que le plan de relance et l’emprunt Sarkozy ignorent largement le logement. Il déplore que le secrétaire d’Etat Benoist Apparu ait annoncé hier la poursuite de la politique du tout libéral en matière de logement, en confirmant la baisse du budget consacré au logement social en 2010 et en annonçant la vente de 1% du parc HLM comme objectif à atteindre par les bailleurs sociaux.
Il n’est pas acceptable qu’un tiers du budget consacré par l’Etat au logement, soit 11 milliards d’euros, repose sur des dispositifs de défiscalisation qui sont contreproductifs, inéquitables et, pour l’essentiel, sans contrepartie sociale.
Parce que le logement est un droit fondamental essentiel à la dignité des personnes, parce qu’il est la condition de toute vie personnelle, sociale et professionnelle, le Parti Socialiste pense au contraire qu’une politique volontariste de l’Etat tant en matière de construction de logements sociaux que de régulation des prix du parc privé existant est indispensable.
L’Etat ne peut décemment continuer à fermer les yeux sur l’échec que constitue le mal logement pour notre société et ignorer qu’en mettant à mal le principe d’égalité il s’attaque au contrat social et républicain qui lie nos concitoyens.


Explosion du nombre de demandeurs d’emploi : le gouvernement va-t-il un jour

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A continue d’augmenter en octobre : +52400. Ce chiffre, qui constitue une augmentation deux fois supérieure à celle de septembre, est en très forte augmentation par rapport aux mois précédents : +21 600 en septembre, +18100 en août. Sur un an, cela constitue une hausse de 25% du nombre de demandeurs d’emploi.

Ce chiffre montre que la France est loin d’être sur la voie de la sortie de crise comme le prétend le gouvernement. Avec une variation du PIB de +0,3% au second trimestre, il n’est pas étonnant que le chômage explose.

Ces chiffres sont, en plus, sous-estimés, car de nombreux chômeurs renoncent à chercher du travail face à la conjoncture. Les radiations pour défaut d’actualisation représentent 42,2% des sorties de Pôle emploi, en hausse de 23,4% octobre rapport à octobre 2008.

Il faut également rappeler que les salariés victimes d’un licenciement économique bénéficiant d’un contrat de transition professionnelle ou d’une convention de reclassement personnalisée n’apparaissent pas dans ces chiffres puisqu’ils sont étrangement considérés comme « stagiaires de la formation professionnelle ».

Il est temps d’agir avec un plan de relance digne de ce nom qui permette de relancer la consommation, d’aider véritablement les PME victimes de l’étranglement du crédit et de soutenir les collectivités locales dans leurs efforts.

Pour les chômeurs, il faut prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80 % du salaire ; étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et de porter la durée d’indemnisation à deux ans ; et augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions.

Il serait temps que le gouvernement tienne compte de l’échec de sa politique en matière d’emploi. Il est indispensable qu’il apporte, enfin, un véritable soutien à l’emploi, à la reconversion et aux revenus des chômeurs.


Projet de loi de financement de la sécurité sociale :l’inquiétude des malades atteints de cancer face aux mesures du Gouvernement !

Les députés du groupe SRC ont demandé l’a suppression de l’article 29 du projet de loi de financement de la sécurité sociales pour 2010, car ils le jugent dangereux et incohérent en terme de santé publique.

En effet, cet article vise à organiser la sortie automatique au bout de 5 ans du régime des ALD (affections de longue durée) concernant certains cancers dont les chances de guérison sont évaluées à 70%.

Cette mesure est scandaleuse car elle confond intentionnellement taux de guérison et temps de guérison. Des cancers de plus en plus nombreux sont curables ; cependant un taux de guérison élevé ne signifie pas guérison à 5 ans. Deux cancers en particulier ne peuvent jamais être déclarés « guéris », le risque de récidive ne s’annulant pas avec le temps. C’est le cas du plus fréquent des cancers, le cancer du sein, mais aussi du mélanome, 7ème cancer en fréquence.

Elle confond également guérison et rémission. Un cancer pour lequel aucun traitement n’est plus nécessaire ne peut être systématiquement considéré comme guéri ; il est bien souvent « en rémission ». Cela demandera donc à des malades déjà particulièrement fragilisés du point de vue de leur santé mais aussi socialement des procédures administratives dont ils n’ont pas besoin.

Il est prévu quand même de continuer à rembourser les examens nécessaires au suivi : mais soit le cancer est guéri et il n’y a pas besoin de suivi, soit il ne l’est pas et il faut poursuivre la prise en charge des examens dans le cadre des ALD.

Un patient dont on interrompt la prise en charge et qui s’entend déclaré guéri est logiquement incité à cesser le suivi qui reste dans bien des cas nécessaires. On risque alors de dépister trop tard une éventuelle récidive.

Actuellement la pratique des ordonnances « bi-zones » par les médecins permet parfaitement de ne faire rembourser à 100% que les examens de suivi. Ce serait donc à une meilleure utilisation de ces ordonnances qu’il faudrait inviter les médecins, si l’on souhaite faire des économies. Seul un médecin connaissant parfaitement le type de cancer, les critères pronostiques initiaux à l’intérieur de ce type, peut décider ou non du bien fondé de la sortie du cadre des ALD. La loi ne peut en aucun cas rendre uniforme ce qui est obligatoirement individuel, précisément adapté à chaque cas.

Nous avons défendu la suppression de l’article 29, mais la Ministre Roselyne Bachelot a préféré privilégier une logique financière au détriment de la santé publique.

Alors que le président doit annoncer un nouveau plan cancer avec notamment un volet « comment vivre après un cancer », on ne peut qu’être inquiet de ce décalage perpétuel entre des effets d’annonce et la réalité des mesures prise par ce Gouvernement de droite, qui, après les franchises, continue de traiter les malades comme les seuls responsables des déficits de la sécurité sociale.


Nos services publics locaux sont menacés !

Le gouvernement veut imposer des lois de recentralisation qui vont mettre en danger l’action des communes, des départements et des régions pour notre éducation, notre santé, nos transports publics, nos emplois et notre aide sociale.

Pour nos enfants, ce seront moins de financements pour nos écoles, nos collèges et nos lycées. Pour nos aînés, ce sera moins d’accompagnement du grand-âge et de la dépendance. Pour nos entreprises et nos emplois, moins de soutien face à la mondialisation.

Les élus locaux sont dévoués au bien public. 73% des investissements viennent des collectivités locales. La décentralisation, c’est la démocratie locale au service des citoyens. Il faut une réforme territoriale pour l’améliorer, pas pour la casser.

Agissez avec nous pour défendre la démocratie locale face à la volonté autoritaire du pouvoir!

http://www.parti-socialiste.fr/territoires/


Insécurité à Saint-Jérome : les habitants descendent dans la rue !

Une manifestation a été organisée le 16 octobre dernier par le comité d’intérêt de quartier et les commerçants de St Jérôme (13ème arrondissement de Marseille) , pour dénoncer auprès des pouvoirs publics la recrudescence d’agressions, de cambriolages d’attaques à main armée ou encore des conduites à risque sur la route. Plusieurs centaines d’habitants de ce quartier étaient réunies sur la place Pélabon, pour dire non à l’insécurité. Garo Hovsépian, maire du 13-14 et moi-même avons assurer les habitants qui réclament une présence plus importante de la police municipale et nationale dans les rues de St Jérôme de notre soutien. Il est temps que les renforts policiers desespérement attendus depuis 2006 arrivent.
MANIF ST JEROME