Le blog de Sylvie Andrieux

Députée des Bouches-du-Rhône


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Avec Eugène Caselli, au cœur du 13e arrondissement

Samedi 24 novembre, nous avons accompagné Eugène Caselli qui a organisé une grande visite dans le 13e arrondissement pour aller à la rencontre de la population, toujours fidèle à sa méthode faite de proximité et d’échange avec les citoyens. Les élus présents avec moi (Garo Hovsépian, Michel Pezet, Félix Weygand, François-Noël Bernardi…) ont pu faire ainsi un point sur les différents travaux de voirie en cours.

L’ombre inquiétante de l’insécurité obscurcissait encore la place Pélabon, point de départ de notre visite, puisqu’un assassinat y avait endeuillé Saint-Jérôme la veille…

Avec le maire du secteur, nous avons néanmoins rencontré les membres de la communauté Arménienne, une communauté que je connais bien puisque je suis vice-présidente du Groupe d’amitié France-Arménie à l’Assemblée Nationale (à ce titre, je rencontrais mercredi à Paris une délégation de l’Assemblée Nationale d’Arménie).

Les travaux de rénovation de la place Pélabon sont très importants pour redonner une vitalité nouvelle au cœur villageois de Saint Jérôme, qui est un des lieux de mémoire de la ville, symbole d’une convivialité marseillaise que nous devons préserver et entretenir. La nouvelle fontaine, entièrement rénovée, fera jaillir une eau recyclée, symbolique de cette renaissance.

Notre visite s’est ensuite poursuivie vers le lycée Diderot, et l’insécurité nous y a rejoint, avec le souvenir de cette intrusion d’hommes armés il y a quelques semaines. Outre cet incident exceptionnel et inédit, au quotidien la sécurité des élèves passe surtout par des aménagements de voirie et des mesures de prévention aux dangers de la route : circuit « pedibus », comme à Château Gombert, limitation de la vitesse automobile, installation de nouveaux feux rouges, réfections des trottoirs et des circuits de circulation piétonne… Tous ces travaux sont en cours de réalisation.

Nos pas nous ont mené enfin devant l’hôpital Lavéran pour un entretien avec le général Vallet, son directeur. Comme la presse en a fait l’écho, je n’étais alors pas complètement sûre que le maintien des services de l’hôpital Lavéran serait pleinement maintenus.  Mais depuis j’ai pu interpeller les ministres sur ce sujet, pendant les questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale.

Marie-Arlette Carlotti m’a confirmé au nom du ministre de la défense le maintien de l’hôpital Laveran et m’a assuré que nous y ferions ensemble une visite en début d’année.

Cet hôpital étant une nécessité pour les habitants du secteur, Garo Hovsépian et moi-même, faisons notre possible pour que la ligne BHNS (Bus à haut niveau de sécurité) ait un arrêt à proximité de ce centre de santé, d’origine militaire, mais qui soigne en réalité 90 % de patients civils.


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Violences faites aux femmes : parlons-en !

A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, dimanche 25 novembre, le président de la République, François Hollande a rappelé qu’il voulait faire de la lutte contre les violences faites aux femmes un sujet de mobilisation nationale. Une question qui n’est pas nouvelle, hélas, puisque le numéro d’appel « Violences Conjugales Info » – 3919 a déjà 20 ans, et il faut bien constater qu’il y a encore un gros travail à mener pour lutter contre un phénomène toujours bien présent. Le président de la République a demandé à l’ensemble des ministres de s’engager sur ce sujet dans la perspective du comité interministériel aux droits des femmes, qui se réunira le 30 novembre prochain, pour la première fois depuis 12 ans.

Le Premier ministre y détaillera les grands axes d’un plan national de lutte contre les violences faites aux femmes qui sera mis en œuvre tout au long de l’année prochaine. Le gouvernement travaille aussi au renforcement des capacités d’accueil dans les hébergements d’urgence pour les femmes victimes de violences. Il sera fait le nécessaire pour que les femmes qui se retrouvent sans moyens puissent bénéficier directement du RSA.
D’autre part, dès demain, la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale auditionnera Najat Vallaud-Belkacem sur le programme d’actions du gouvernement contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, ce qui inclut implicitement la lutte contre les inégalités salariales et professionnelles entre les femmes et les hommes…

Je compte soutenir cette action dans ma circonscription, et comme l’a rappelé Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes,  c’est dès la petite enfance qu’il faut sensibiliser les élèves à cette question. De nouveaux programmes (« ABCD de l’égalité »), élaborés conjointement avec Vincent Peillon et le ministère de l’Education Nationale, sont à l’étude et devraient être expérimentés dès l’année prochaine pour les élèves de la dernière classe de maternelle à la fin de l’école primaire. Cela passera par un nouvel enseignement de l’éducation à la sexualité.

Avec le maire  des 13 -14e Garo Hovsépian, nous comptons agir dans ce sens, et organiser des interventions dans les établissements scolaires du secteur,  les CM2 que nous avions l’habitude de rencontrer pour « le parlement des enfants », par exemple.
Je suis en liaison avec mes collègues de la municipalité, Gilberte Mizrahi, déléguée à la famille et Ferten Djendoubi, Adjointe aux Droits des femmes, pour mettre au point ces opérations locales.


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Une mairie par arrondissement à Marseille : je suis pour.

Les mairies de secteur datent de la loi dite PML du 31 décembre 1982 relative à l’organisation administrative de Paris, Marseille et Lyon. Elles sont devenues des outils indispensables à la démocratie de proximité. Nos concitoyens se les sont appropriées et consultent leur maire de secteur pour toutes questions relatives à leur quotidien même si celui-ci n’en est pas le décideur.

Je suis favorable à la transformation de ces mairies de secteur en mairies d’arrondissement afin que nos concitoyens accèdent encore plus facilement à leur maire  et à ses adjoints. Certains secteurs municipaux sur Marseille sont de véritables villes dans la ville et ne favorisent cette proximité tant réclamée par les Marseillais.

Une ville comme Marseille compte suffisamment d’équipements municipaux pour que la création de mairies d’arrondissement en lieu en place des mairies de secteur ne pèse pas dans les finances publiques. Je rappellerai d’ailleurs que le budget de fonctionnement de la ville de Marseille  est de 1 188 Millions d’euros  et que celui de l’ensemble des 8 mairies de secteur s’élève à  12,541 Millions d’euros soit 1,05 % du budget de la ville. De même, le budget d’investissement de la ville Marseille est de 718 millions d’euros  et celui des 8 mairies de secteur s’élève à 1,717 million d’euros soit 0,23 % du budget de la ville. Le personnel des mairies de secteur existant pourrait être réparti au prorata de la population des arrondissements le composant.

Je souhaite également que les maires d’arrondissement disposent de vrais pouvoirs de gestion en matière d’écoles, de crèches, d’équipements sportifs ou de nettoiement. C’est en ce sens que je m’y emploierai en tant que parlementaire lors des futurs débats à l’Assemblée Nationale.


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Dominique Bertinotti à Marseille aux côtés des présidents de CAF

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J’étais vendredi 23 novembre avec Dominique Bertinotti, la ministre déléguée à la Famille, au Parc Chanot, où elle s’est exprimée au congrès des CAF de France.

Alors que la crise touche tous les Français, les différentes CAF sont sous pression. Jeudi, une centaine de salariés ont manifesté à Marseille en marge du congrès pour alerter leurs directions sur le manque d’effectif, encore accentué par le non-remplacement d’un départ en retraite sur deux. Et pourtant, plus de 200 000 bénéficiaires dans notre département n’ont que cette ressource pour vivre, et les disfonctionnements répétés des Caisses, pour cause d’engorgement, ne sont plus tolérables.

Bien consciente des problèmes, la ministre a conseillé d’avoir recours aux emplois d’avenir, particulièrement à Marseille et dans ses quartiers difficiles pour y offrir des perspectives professionnelles de qualité à une population déjà en difficulté. Elle n’a pas manqué de souligner sa détermination à doter la branche famille des moyens nécessaires à assurer ses missions de service public. Elle aussi demandé un effort aux caisses pour améliorer leur relation avec les allocataires ainsi qu’une simplification de la réglementation et de l’instruction des dossiers.

La ministre a rappelé qu’en six mois, entre la loi de finances rectificative pour 2012 et le PLFSS pour 2013, ce sont près d’un milliard d’euros de ressources nouvelles qui auront été affectées à la branche famille. D’autres mesures sont en place pour protéger les allocataires les précaires : un dispositif permettra de prévenir l’expulsion des familles en difficulté, sans léser les bailleurs, en prévoyant un rétablissement automatique de l’allocation logement lorsqu’un dossier de surendettement a été déclaré recevable. Des solutions sont à l’étude pour favoriser l’accès à la garde d’enfants pour les familles les plus modestes qui travaillent, avec le versement du complément de mode de garde en tiers-payant. Ces dispositifs s’ajoutent à la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire, une des premières mesures du quinquennat.
Enfin, Dominique Bertinotti a promis que la CAF prendra sa part dans la mise en place d’activités périscolaires, pour s’adapter à l’instauration des nouveaux rythmes scolaires actuellement en discussion, sans que cela ne se fasse au  détriment des moyens nouveaux qui vont être alloués aux crèches.

L’examen au Parlement des mesures famille du PLFSS pour 2013 s’achève prochainement, et avec mes collègues parlementaires du groupe SRC nous accompagnerons cet engagement en faveur d’une politique familiale plus dynamique, plus moderne, plus efficace. La vitalité des familles Françaises est un des rares atouts de notre pays, nous ferons tout pour le préserver.


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Arnaud Montebourg auditionné par le groupe SRC

Hier, les parlementaires du groupe Socialiste, Républicain et Citoyen ont auditionné Arnaud Montebourg, dont il faut reconnaître le volontarisme, sur le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi que le gouvernement va mettre en place.

Le ministre du redressement productif a été très clair et convaincant. Il a présenté un projet équilibré de 35 mesures pour renforcer les entreprises Françaises. il nous a rappelé que l’industrie représente 80 % de nos exportations, et que c’est cette capacité à exporter que nous devons retrouver. L’industrie stimule aussi la recherche et l’innovation : sans elle, notre économie ne pourra pas réaliser sa nécessaire montée en gamme. L’industrie génère des emplois plus qualifiés et mieux rémunérés, en moyenne, que les services : elle est le meilleur antidote à une économie en perte de vitesse.

Pour Arnaud Montebourg, la stratégie du gouvernement peut se comparer à celle du président Obama. Le « Made in America » était au cœur de sa campagne électorale, axé sur la « renaissance industrielle américaine » avec la relocalisation de certaines activités manufacturières en Chine vers le territoire américain. Ses actions en faveur de l’industrie automobile lui ont permis d’obtenir un score élevé dans les villes ouvrières.

Le projet du gouvernement Français recherche aussi cette renaissance de notre industrie, en essayant de préserver le taux de marge des entreprises pour conforter leurs capacités d’investissement. La stratégie consistant à agir sur la réduction du coût du travail ne nous permettrait pas de concurrencer les pays en voie de développement qui n’ont pas de système de protection sociale. C’est plutôt par l’investissement dans la recherche et le développement que notre industrie pourra reconquérir des marchés à l’international.

Le Pacte pour la Croissance a pour but de stimuler les PME et l’innovation, que ce soit avec la création de la Banque publique d’investissement, avec des mesures de coordination au sein des filières industrielles, ou par la diffusion des technologies… La mesure la plus emblématique, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, est encore en cours d’élaboration et ses modalités définitives seront prochainement précisées.

Les réponses du ministre aux interrogations des députés étaient claires et je le remercie pour son dynamisme à défendre ce projet audacieux qui se veut comme l’initiateur un « cycle vertueux » au service de notre économie et de nos emplois.

En défendant notre industrie, le gouvernement veut aussi défendre l’emploi, et les solutions concrètes proposées vont bien au-delà des effets d’annonce du gouvernement précédent. À ce propos, les parlementaires socialistes dénoncent la réforme de la taxe professionnelle décidée par l’ancienne majorité qui a coûté à l’État près de 5 milliards d’euros par an, uniquement financés par la dette. Adoptée pour favoriser l’activité économique, elle met en réalité aujourd’hui de nombreuses entreprises au pied du mur et s’apparente à une véritable « bombe à retardement ».  Des chefs d’entreprises et auto-entrepreneurs sont en effet touchés par la forte augmentation de leur contribution à la cotisation foncière des entreprises (CFE). Cette hausse atteint par endroit plusieurs centaines d’euros, mettant en péril l’activité des plus modestes, comme les auto-entrepreneurs. Le groupe socialiste de l’Assemblée nationale reste bien entendu mobilisé aux côtés du Gouvernement pour poursuivre la correction de ces erreurs à l’occasion du prochain projet de loi de finances rectificative.

Je voudrais enfin rendre hommage à la retenue de Najat Vallaud-Belkacem devant le triste spectacle donné aux Français par le principal parti d’opposition. Comme elle, je ne peux que déplorer le manque de sérieux de cette formation politique à la dérive dont les membres ont administré la France pendant les 10 dernières années. Des opposants crédibles seraient bénéfiques à nos travaux parlementaires, et la vie politique de notre pays en serait grandie. Nous en sommes encore loin.


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23 et 24 novembre soyons mobilisés pour l’aide alimentaire !

Vendredi et samedi, la collecte nationale des banques alimentaires se déroulera dans un contexte de crise très défavorable. En effet, la fin du programme d’aide européenne aux démunis (PEAD) est en discussion et même en cas de maintien ce serait en étant revu nettement à la baisse.

Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture fait tout ce qu’il peut pour préserver le budget de ce programme (qui est lié à celui de la Politique Agricole Commune). Il a reçu le soutien du président de la République qui a rencontré les responsables de l’association des Restos du cœur début novembre, et de Marie-Arlette Carlotti, notre ministre chargée de la Lutte contre l’exclusion.

Dans les Bouches-du-Rhône, nous devons tous être mobilisés pour répondre à l’urgence.  L’an dernier, dans notre département, cette collecte a permis de sensibiliser environ 200 000 personnes et de recueillir plus de 400 tonnes de denrées en 2 jours. Jacques Ansquer, le président de la Banque Alimentaire 13, compte sur nous tous, pour venir en aide aux plus de 3 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté, un chiffre alarmant qui est en constante augmentation.

A l’occasion de leur courses dans plus de 200 magasins du département associés à cette journée de solidarité, les consommateurs pourront offrir des produits manquant le plus, comme des conserves de légumes, de poisson (sardines, thon), du sucre, du café, des produits d’hygiène… 4000 bénévoles réceptionneront vos dons qui seront centralisés aux entrepôts de Master Park La Pomme, 116 bd de la Pomme dans le 11e, où vous pourrez aussi proposer vos services.

Vendredi et samedi, soyons solidaires des plus défavorisés.


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Moody’s sanctionne la France

Moody’s sanctionne les problèmes structurels de la France. D’une certaine manière, l’agence de notation en arrive aux mêmes conclusions que le Rapport Gallois. Ces problèmes concernent dix années de dérive, la dérive d’un laxisme de la politique de droite que les parlementaires socialistes vont stopper.

Que penser de cette dégradation ? Alors que la droite prédisait en début d’année mille maux pour notre pays, lorsque Standart & Poor’s avait déclassé la France, le résultat fut tout autre. L’arrivée de la gauche au pouvoir n’a pas fait augmenter les taux d’intérêts de nos emprunts, qui sont même devenus négatifs pour les emprunts à très court terme.
Nos engagements politiques vont dans le bon sens et c’est ce que notait il y a une dizaine de jours le chef économiste Europe de S & P, Jean-Michel Six, à propos du Rapport Gallois.

Mais il ne s’agit pas pour autant de rester dans la main des marchés, ou d’adapter nos décisions à leurs désirs. Nos efforts pour retrouver la maîtrise de nos comptes publics servent avant tout à retrouver notre indépendance face à nos créanciers.
La finance et ses dérives doivent être encadrées, c’est un de nos engagements. Quand la banque devient un acteur de la spéculation, dans le casino virtuel de la finance internationale, c’est notre industrie qui en paye la note.
C’est par le redressement de cette industrie, avec le pacte national pour la compétitivité, que nous ferons celui de la France, en renouant avec la croissance et la création d’emplois.

Le ministre de l’Economie et des Finances vient d’engager un vaste plan de réforme du système bancaire, conformément aux promesses de campagne de François Hollande, dont il a présenté les premières lignes.

• La limitation du crédit-revolving est envisagée, et c’est une bonne chose, nos concitoyens les plus faibles se font trop facilement piéger par ses taux usuraires.

• Le « trading haute-fréquence », qui consiste à passer des milliers d’ordres à la seconde grâce à l’informatique, devrait être interdit.

• La spéculation sur les dérivés de matière première agricole devrait être proscrite, elle aussi.

• La séparation des activités purement spéculatives et des activités de banque directement profitable au financement de « l’économie concrète » est en route, et les parlementaires du groupe SRC veilleront à ce que cette séparation soit effective, dans l’esprit du « Glass-Steagall Act » mis en place aux Etats-Unis pour sortir le pays de la crise des années 1930.

Alors que le principal parti d’opposition vient de se donner pour chef le partisan de la ligne dure de son parti, les élus socialistes de l’Assemblée Nationale entendent bien montrer que l’esprit de gauche guidera le redressement de la France, sans se laisser détourner par les lobbyistes de la finance, les donneurs de notes et les défenseurs d’un monde révolu.