Le blog de Sylvie Andrieux

Députée des Bouches-du-Rhône


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Alerte rouge sur Pôle Emploi !

Face à l’augmentation importante du chômage dans notre pays, les Français attendent de Pôle Emploi qu’il soit un outil efficace pour permettre le retour à l’emploi des chômeurs.

C’est malheureusement tout le contraire. La faiblesse des moyens accordés à Pôle Emploi montre le renoncement de ce gouvernement en matière de lutte contre le chômage !

Alors que les résultats de la consultation lancée par le secrétaire d’Etat à l’Emploi sont publiés aujourd’hui, le bilan montre l’écart inquiétant entre les déclarations du gouvernement et la réalité du terrain. Manque de moyens, agents surchargés, dysfonctionnements divers : les difficultés sont nombreuses.

Avec un nombre de dossiers à traiter qui s’élève couramment à plus de 100 demandeurs d’emploi par personne – avec des pointes jusqu’à 300 en Seine-Saint-Denis -, pour un objectif initial compris entre 30 et 60, les agents n’ont plus les moyens de répondre aux besoins et demandes des publics accueillis et donc de mener à bien leur mission. Sans compter les milliers de chômeurs dont les dossiers sont en souffrance (près de 37 000 aujourd’hui), ce qui veut dire qu’ils ne bénéficient d’aucun soutien pour retrouver un emploi dans les meilleurs délais.

La systématisation du recours à des plateformes numériques – Internet et téléphone – en lieu et place d’un véritable accueil multiplie difficultés et inégalités de traitement entre individus et territoires. A peine un tiers des chômeurs continuent d’être reçus pour un suivi après 5 mois, alors que l’on oriente toujours plus les demandeurs d’emploi vers des outils ne fonctionnant pas de manière satisfaisante. Cette substitution du téléphone aux entretiens physiques se transforme en « machine à radier ».

En l’état, la fusion se résume à un recul de la qualité de l’accompagnement des chômeurs et au démantèlement du service public de l’emploi. Parce que la lutte contre le chômage est une priorité des Français,  nous devons créer un véritable service public de l’emploi, associant assurance-chômage et formation professionnelle, et permettant la sécurisation des parcours professionnels.

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La mobilisation continue mardi 19 octobre !

Continuons à résister et à lutter pour remettre ensemble la яépublique à l’endroit !
Sylvie Andrieux et Garo Hovsépian, contre la réforme des retraites, le 12.10.10

Le Président Sarkozy refuse d’entendre l’immense majorité des Français qui rejettent sa réforme, en refusant de voir la plus forte mobilisation sociale de ces dernières années ! Quant au Premier ministre  François Fillon, il se montre plus obtus et fermé que jamais, et n’a su qu’opposer une fin de non recevoir aux Français…

La situation d’aggravation de la tension sociale dénote un mépris profond pour la justice sociale et une drôle de conception du débat républicain de la part de nos dirigeants… Il est urgent désormais pour le gouvernement de cesser ses mensonges sur la situation du pays, les comparaisons internationales, les provocations et les insultes vis-à-vis des syndicats et de l’opposition. Il est temps d’accepter enfin de prendre ses responsabilités pour sortir le pays de la crise dans laquelle le gouvernement l’a plongée !
 
Le Président de la République doit suspendre l’examen du texte au Sénat, accepter d’ouvrir le dialogue et engager une véritable négociation avec les syndicats sur l’avenir des retraites en France.


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Inauguration Travaux de rénovation St Just (13e)

Monique Cordier, Eugène Caselli, Garo Hovsépian, Sylvie Andrieux

Discours du Maire

Inauguration des travaux de rénovation de la rue Alphonse Daudet (Quartier de Saint Just – 13e)

Samedi 16 octobre à 16h30

Monsieur le Président de la Communauté urbaine, cher Eugène (Caselli),

Monsieur le Conseiller général, cher Michel (Pezet),

Madame la Députée, chère Sylvie (Andrieux),

Mesdames Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux de participer aujourd’hui à l’inauguration de la rue Alphonse Daudet, qui a notamment nécessité de nombreuses réunions de concertation, impulsées par la Mairie des 13/14.

Déjà, en 2006, la mairie de secteur saisissait les services de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole pour qu’ils apportent une solution aux problématiques du quartier. Relativement étroite et jamais réaménagée, cette rue souffrait de l’état médiocre de ses revêtements mais aussi du stationnement anarchique sur trottoir, côté impair, qui générait un important problème de sécurité pour les piétons.

Les « Assises de l’habitat » organisées par la mairie de secteur en 2007 ont rappelé l’importance que revêt la réhabilitation des noyaux villageois en matière de qualité urbaine, de vie sociale et d’activité commerciale.

Le  noyau villageois de Saint Just, porte d’entrée du 13e arrondissement, situé sur un axe important de déplacement, joue tout à fait ce rôle de cohérence urbaine et devait à ce titre faire l’objet d’une attention particulière, et particulièrement la rue Alphonse Daudet ; rue centrale et commerciale du quartier.

Relayant les demandes des CIQ et celles de nombreux riverains, la mairie de secteur a jugé indispensable que cette opération d’envergure fasse l’objet d’une concertation élargie avant tout démarrage de travaux, aussi bien concernant le projet lui même que le calendrier et l’organisation du chantier. Profitant de l’Assemblée Générale du CIQ de St-Just, présidé par Monique Cordier (Présidente de la Confédération des CIQ de Marseille) le 12 mai 2010, la mairie de secteur a ouvert le débat, en présence de Michel Pezet, Conseiller général du canton. Cette concertation a permis notamment de décaler le calendrier d’intervention de manière à limiter les perturbations pour l’activité commerciale du quartier.

Je tiens particulièrement à remercier le Président de MPM pour les 570.000€ de travaux financés, et la rapidité avec laquelle ils ont été réalisés, dans l’intérêt des riverains, mais aussi l’élu communautaire à la Voirie Christophe Masse, pour sa précieuse et étroite collaboration sur ce projet, ainsi que ses techniciens MM Jonas et Siccardi de la Direction Voirie-circulation venus présenter le projet à l’AG du CIQ de St Just.

Je souhaite remercier le Conseil général, et Michel Pezet, venu représenter le Président Guérini pour cette inauguration aujourd’hui, et qui a contribué à la réussite de ce projet. Dès le départ, il a insisté sur la nécessité de marquer une première étape dans l’amélioration du quartier. Michel Pezet a apporté son regard d’expert en matière de culture et d’histoire, avec l’intérêt majeur d’utiliser des matériaux de qualité en accord avec le patrimoine architectural et le statut de rue principale du quartier. Mais aussi sa diplomatie, très précieuse dans un tel projet où les riverains ne s’exprimaient pas à l’unisson mais où nous avons tenté de tenir compte au mieux des intérêts de chacun.

Permettez-moi également de remercier particulièrement André Rullière le chef des services techniques de notre mairie de secteur, ainsi que ses agents, pour leur investissement et leur efficacité depuis plusieurs années sur ce projet.

Mesdames, Messieurs, je vous remercie de votre attention.


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Taxe professionnelle : une perte sèche pour les territoires

Question écrite à l’Assemblée Nationale

Cette question s’adresse à Madame Christine LAGARDE, Ministre de l’Economie et des Finances, Monsieur Christian ESTROSI, Ministre chargé de l’Industrie, et Monsieur François BAROIN, Ministre du Budget.

La réforme de la taxe professionnelle avait pour objectif prioritaire le soutien à l’industrie française face à la concurrence internationale. Cette volonté a d’ailleurs été saluée par la plupart d’entre nous au cours des débats parlementaires.

Or, de nombreuses intercommunalités industrielles nous alertent aujourd’hui sur un affaiblissement considérable du lien entre les entreprises industrielles et les collectivités qui les accueillent. Dans le cas d’industries lourdes (sidérurgie, chimie, pétrochimie…), les ressources fiscales de ces territoires se trouvent divisées par 7 !

Par conséquent, se pose la question du développement industriel de notre pays car les territoires les mieux équipés pour accueillir l’industrie sont également les plus pénalisés par la réforme. Ils risquent désormais de refuser l’installation de nouvelles activités polluantes, consommatrices de foncier, génératrices de servitudes et peu créatrices d’emploi.

Compte tenu des objectifs de la réforme, la rupture de ce lien est un paradoxe et une erreur qu’il convient maintenant de rectifier.

Ce constat semble partagé par le Sénat qui a adopté une résolution repoussant à l’automne 2010 la clause de «revoyure», dont l’un des objectifs est le renforcement du lien entre industries et territoires.

Il nous revient maintenant de traduire cet objectif en de nouvelles mesures. J’en propose ici trois :

1) La première  représente les enjeux financiers les plus importants et serait un geste fort et ciblé envers les intercommunalités industrielles. Il s’agit de transformer en dégrèvement, l’abattement de 30% des valeurs locatives industrielles, de la Cotisation Foncière des Entreprises. Cette mesure s’inspire du dégrèvement sur la Cotisation Valeur Ajoutée des Entreprises qui bénéficie aux territoires tertiaires.

2) La deuxième consiste en le maintien de la taxe d’habitation au niveau départemental, en échange d’une part supplémentaire de CVAE au bloc communal. Cela permet de rééquilibrer l’impôt économique entre niveaux de collectivités. En effet, la réforme a divisé par deux les ressources fiscales économiques du bloc communal pourtant en charge de l’aménagement du territoire.

3) La troisième mesure concerne la territorialisation de la valeur ajoutée des entreprises industrielles.  Dans le système actuel, celle-ci est répartie au prorata du nombre de salariés, lequel est multiplié par deux pour les établissements industriels. Ce système ne peut s’adapter dans un contexte où les industries allègent leurs effectifs, tout en maintenant leur niveau de production. Aussi je propose que cette répartition s’opère pour les entreprises industrielles au prorata des bases de Cotisation Foncière des Entreprises. Cette mesure a un impact financier moins important mais enraye la migration des ressources fiscales des territoires d’industries vers ceux qui concentrent les sièges sociaux des mêmes entreprises.

Les rapports commandés, par le gouvernement, aux parlementaires et à l’IGF sur le sujet de la taxe professionnelle étudient seulement la dernière de ces trois mesures qui, je vous le rappelle, a un impact financier mineur et ne suffira pas à reconstruire un lien solide entre industries et territoires.

Le gouvernement partage-t-il notre inquiétude quant aux effets de la réforme sur le développement industriel en France ? Le gouvernement compte-t-il restaurer ce lien entre industries et territoires dans le cadre du PLF 2011 ? Au-delà des propositions des rapports qui lui ont été rendus, quels sont les ajustements envisagés ?


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Quid de la baisse de la TVA dans la restauration?

Question Écrite à l’Assemblée Nationale

Baisse de la TVA dans la restauration

Sylvie Andrieux, Députée des Bouches-du-Rhône, attire l’attention de Madame la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi sur les conséquences de l’application de la TVA à taux réduit dans la restauration.

En juillet dernier, la TVA sur la restauration était abaissée à 5,5 % au lieu de 19,6 % antérieurement. La mesure devait permettre au secteur de créer de l’emploi, d’effectuer des investissements, mais surtout de faire baisser les prix de 3 % en moyenne. Or, en mars dernier, l’Insee révélait que les tarifs avaient diminué de seulement 1,17 % en moyenne. Sur les 1 544 restaurants visités par les associations locales, la moitié a maintenu ses tarifs inchangés entre juin 2009 et janvier 2010. Certains ont consenti des baisses symboliques mais un restaurateur sur dix a augmenté ses prix !

La Députée demande en conséquence de bien vouloir lui indiquer les moyens que compte prendre le gouvernement pour s’assurer de l’effectivité d’une baisse des prix plus conforme à l’objectif initial par l’ensemble de la profession ?