Le blog de Sylvie Andrieux

Députée des Bouches-du-Rhône


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Le Pape François face à l’Europe

Le Pape François s’est rendu à Strasbourg mardi pour s’exprimer devant le Parlement européen, à l’invitation du président Martin Schulz.

Son message sans concession sur l’Europe n’a pas manqué de critiquer « la technique bureaucratique de ses institutions » et à ses fameuses « règles perçues comme éloignées de la sensibilité des peuples particuliers ».  Des paroles pleines de bon sens que je partage totalement.

Son appel à la solidarité pour les migrants, comparant la mer Méditerranée à un grand cimetière, était une invitation à la réflexion sur l’identité culturelle européenne et ses valeurs humanistes : « Dans les barques qui arrivent quotidiennement sur les côtes européennes, il y a des hommes et des femmes qui ont besoin d’accueil et d’aide » a déclaré le Saint-père en invitant à « agir sur les causes et non seulement sur les effets ».
En demandant à replacer l’humain au cœur de la construction européenne, le Pape a délivré un message salutaire et nécessaire face au désaveu croissant des citoyens pour des institutions dans lesquelles ils ne se reconnaissent plus.

« L’heure est venue de construire ensemble l’Europe qui tourne, non pas autour de l’économie, mais autour de la sacralité de la personne humaine, des valeurs inaliénables », a-t-il ajouté en plaidant pour que l’on abandonne « l’idée d’une Europe effrayée et repliée sur elle-même ». Il a également dénoncé « la culture du déchet » à l’oeuvre actuellement et qui risque de réduire la personne humaine  » à un simple engrenage ».

Un discours engagé que je voudrais entendre dans la bouche de nos ministres socialistes qui semblent trop souvent n’être que des experts comptables quand notre société a besoin d’humanistes.

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Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Chaque année, plus de 216 000 femmes de 18 à 59 ans sont victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire. 86 000 femmes indiquent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol. Tous les 3 jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint.

Certains intellectuels ou polémistes n’hésitent pas à s’inquiéter d’une supposée « féminisation de la société », au dépend d’une traditionnelle suprématie virile qu’ils voudraient préserver.
Les chiffres des violences faites aux femmes peuvent les rassurer, les schémas archaïques sont bien implantés, la seule différence, c’est qu’on peut comptabiliser aujourd’hui ce dont on ne parlait pas naguère. Pourtant, 16 % seulement des victimes déposent plainte et 10 % déposent une main courante.

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le gouvernement a pris des mesures selon trois axes prioritaires :
– organiser l’action publique autour d’un principe : aucune violence déclarée ne doit rester sans réponse ;

– protéger les victimes : assurer leur mise à l’abri et un accompagnement spécifique ;

– sensibiliser la société : les violences faites aux femmes ne doivent plus être ni une fatalité ni un tabou.

Les victimes de ces violences ne doivent plus se cacher, l’utilisation du numéro d’urgence dédié aux femmes victimes, le 3919 est le meilleur moyen de sortir de cet enfer.

La violence à l’encontre des femmes est insupportable dans une société moderne.