Le blog de Sylvie Andrieux

Députée des Bouches-du-Rhône


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Aménagement de la ZAC du Pôle Technologique de Château Gombert (13e)

Intervention de Garo HOVSÉPIAN au Conseil Municipal du 27 septembre 2010

Rapport n° 194 – Développement Durable

N° 10-20258-DADU – 10-96 7S :

«DÉLÉGATION GÉNÉRALE VILLE DURABLE ET EXPANSION – DIRECTION DE L’AMÉNAGEMENT DURABLE ET DE L’URBANISME – SERVICE DE L’ACTION FONCIÈRE – 13ème arrondissement – Château Gombert – ZAC du Pôle Technologique de Marseille Château Gombert – Angle rue Nicolas Copernic et rue Jean-François Champollion – Cession d’une parcelle de terrain à titre gratuit à la Société Marseille Aménagement».

Monsieur le Maire, Mes Chers Collègues,

Ce rapport a pour objet l’approbation du protocole foncier par lequel la Ville cède à titre gratuit, à la Société Marseille Aménagement un terrain, sis à l’angle rue Nicolas Copernic et rue Jean-François Champollion dans le 13ème arrondissement, dans la ZAC du pôle technologique de Château Gombert d’une superficie de 10 639 mètres carré.

Ce terrain, initialement voué aux besoins des habitants de ces nouveaux quartiers, est cédé gratuitement à Marseille Aménagement qui, dans le cadre d’une opération immobilière privée, le vend pour 3 080 000 euros.

La participation de la Ville, normalement justifiée au titre des ZAC pour les réalisations des enquêtes publiques, est ici utilisée à d’autres fins. Ce foncier était initialement destiné à la construction d’une école et d’un parking, mais ils sont aujourd’hui abandonnés pour réaliser 123 logements.

D’autre part, le programme, proposé par Eiffage Immobilier est hors proportion, trop dense, ne prévoit aucune mixité sociale, ne présente une architecture médiocre et a un impact néfaste sur l’environnement.

Les habitants de cette zone attendaient des équipements publics, c’est ce qu’ont fait miroiter les promoteurs! Ces habitants ont donc été victimes, je cite : « d’une vaste escroquerie et d’une énorme publicité mensongère » – phrase qui est dans la lettre que le «Collectif Poumon Vert» vous a adressé, Monsieur le Maire, le 13 septembre dernier, demandant le rejet du permis de construire.

La Mairie de secteur a porté un avis défavorable au permis de construire qui vient de lui être soumis, aux motifs que j’ai évoqués.Monsieur le Maire, le «Collectif Poumon Vert» et la Mairie de secteur espèrent que le bon sens prévaudra dans ce dossier !


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Question écrite à l’Assemblée : prise en charge des frais de transport

Sylvie Andrieux, députée des Bouches-du-Rhône, attire l’attention du Secrétaire d’État chargé des Transports sur la publication du décret relatif à la prise en charge partielle des frais de transport domicile-travail.

A ce jour, les personnels employés dans les établissements hospitaliers ont constaté qu’ils ne pouvaient bénéficier de la prime transport pour leur trajet domicile travail, au motif que « les établissements hospitaliers ne seront tenus de prendre en charge partiellement les frais de transport entre le domicile de leurs agents et leur lieu de travail que lors de la publication du décret relatif à la prise en charge partielle des frais de transport domicile-travail.

Alors que la publication de ce décret est promise depuis plus d’un an, elle lui demande quand le Gouvernement entend le publier ?


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Question écrite à l’Assemblée : situation de la création artistique

Situation de la création artistique

Sylvie Andrieux, députée des Bouches du Rhône, attire l’attention du Ministre de la Culture et de la Communication sur les conséquences de la réforme des collectivités locales pour la culture.

De nombreux représentants du monde culturel sont particulièrement inquiets des conséquences désastreuses du projet de réforme des collectivités locales. En effet avec la suppression de la Taxe Professionnelle, c’est en moyenne, entre 20 et 25 % du budget des collectivités territoriales qui va être amputé. Dans ces conditions, il est illusoire de croire au maintien d’un service public de la culture ambitieux.

L’emploi dans le secteur de la culture est aujourd’hui dans un état catastrophique. Aujourd’hui la création artistique doit sa survie au financement qui lui est assuré à hauteur de près de 70 % par les collectivités territoriales.

Elle lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour maintenir un niveau acceptable de financement de la création artistique dans notre pays.


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Question écrite à l’Assemblée : entreprises d’insertion

Entreprise d’insertion

Sylvie Andrieux, Députée des Bouches-du-Rhône attire l’attention de Madame la Secrétaire d’État chargée de la Famille et de la Solidarité.

Les entreprises d’insertion et les entreprises de travail temporaire d’insertion sont des acteurs économiques de droit commun, et comme toute entreprise, exercent leur activité sur le marché concurrentiel, appliquent l’intégralité du code du travail et acquittent les mêmes contributions fiscales et sociales.

Elles mettent néanmoins leur savoir faire au service des chômeurs en grande difficulté et les publics exclus. Elles contribuent depuis 25 ans à la réinsertion durable dans l’emploi de personnes exclues, grâce à l’accompagnement social et professionnel apporté durant le contrat de travail à temps plein qu’elles offrent, et pour lequel elles reçoivent une « aide au poste ».

Or cette « aide au poste » n’est pas indexée et n’a pas été réévaluée depuis 10 ans, malgré des demandes répétées, alors que le Smic a dans le même temps été revalorisé de 41 %. De ce fait de nombreuses entreprises d’insertion envisagent d’abandonner ce service, d’autre ont dû, en 2009, réduire le nombre de salariés en insertion.

C’est la raison pour laquelle elle lui demande si le Gouvernement entend inscrire dans le projet de budget 2011 les crédits permettant la revalorisation de l’aide au poste ?


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Intervention à l’Assemblée nationale : la retraite des femmes

J’interviendrai cette nuit lors des débats à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de Réforme des retraites et plus particulièrement concernant la retraite des femmes :

Au sein du marché du travail, les femmes ont gagné en autonomie et en indépendance.

Malgré cet investissement, les femmes salariées vivent, tout au long de leur carrière, les inégalités professionnelles, qui se répercutent sur le niveau de leur pension de retraite. Depuis les lois Balladur, avec le système de décote et le calcul de la pension non plus sur les dix meilleures années mais sur vingt-cinq ans, les écarts se sont aggravés pour les femmes.  Le gouvernement veut maintenant  le maintien dans l’emploi jusqu’à soixante-cinq ans, pendant que des milliers de jeunes aujourd’hui sont en recherche d’emploi stable.

Depuis des dizaines d’années, notre pays est durement touché par le chômage, mais le gouvernement continue sa politique d’aide au grand patronat et aux banques. Son objectif est de casser notre système par répartition en s’inspirant de certains modèles européens pour avancer vers un système par capitalisation.

Depuis 2007, le gouvernement n’a eu de cesse que de casser la protection sociale et la solidarité nationale. Aujourd’hui ce sont les femmes qui en font les frais.  Aujourd’hui, 80 % des femmes de vingt-cinq à cinquante-quatre ans, soit 46 % de la population active, ont une activité salariée. Mais dans le même temps, le travail à temps partiel est devenu presque un passage obligatoire pour l’entrée des femmes sur le marché du travail.

Sur 4 millions d’actifs à temps partiel, 82 % sont des femmes. On les retrouve massivement dans ces nouveaux emplois, le plus souvent précaires, appelés « services à la personne ». Elles sont surreprésentées dans les emplois peu qualifiés, alors qu’elles sont de plus en plus diplômées.

L’égalité devant l’emploi et les salaires est essentielle en termes d’insertion et d’accès à l’autonomie. Les contrats à durée déterminée (CDD), les temps partiels contraints, le chômage proportionnellement plus élevé et plus long pour les femmes que pour les hommes renforcent tous les facteurs d’inégalités. Très souvent, les femmes abandonnent le monde du travail lorsqu’elles ont un enfant. Les faibles qualifications, l’emploi discontinu et précaire, le manque criant de structures d’accueil de la petite enfance vont souvent de pair avec les interruptions d’activité. Cela se traduit par près de 50 % de femmes ne pouvant pas justifier d’une carrière complète.

Mais il y a pire. En cas de carrière pleine et de nombre de trimestres cotisés requis, ce qui est le cas de seulement 39 % des femmes, le niveau moyen des pensions du régime privé reste inégal : 1 383 euros pour les hommes, 650 euros pour les femmes.

Ainsi les inégalités de la vie active se retrouvent lors de la retraite.

Reculer l’âge légal de départ à taux plein de 65 à 67 ans va donc pénaliser en priorité les femmes. Il en sera de même avec la fin du dispositif de départ anticipé pour les fonctionnaires parents de 3 enfants ayant 15 ans de services, qui permettait aux femmes de bénéficier d’une retraite à taux plein malgré des carrières souvent interrompues par les congés maternité ou parental.

Les femmes représentent plus de la moitié de la population. Elles ne sauraient accepter d’être une nouvelle fois lésées par cette réforme.


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Incendie aux Flamants : 13 Habitat, la mairie des 13/14, le Conseil général, ainsi que l’ensemble des élus, main dans la main, pour jouer la solidarité avec les habitants

Après l’incendie qui a ravagé un immeuble entier à la cité des Flamants le 12 août dernier, un élan de solidarité s’est enclenché.

Saluons la rapidité et l’efficacité des Marins-Pompiers de Marseille qui ont maîtrisé le feu très rapidement.

Félicitons Monsieur Mustapha Bouziane, ouvrier sur le chantier voisin, qui a donné l’alerte aux pompiers et réveillé les locataires, évitant ainsi le pire.

Saluons également la générosité de la Présidente de l’association des locataires des Flamants Madame Hadda Berrebouh, qui a hébergé les familles sinistrées au sein de son association.

13 Habitat, le bailleur social, s’est rapidement chargé de reloger 10 familles, soit 38 personnes, pendant que le Conseil général dépêchait des psychologues sur place et fournissait les plateaux repas.

La Mairie de secteur a fourni des ravitaillements aux 80 personnes sinistrées le jour du drame, puis des cartables et fournitures scolaires à une dizaine d’enfants sinistrés. Garo Hovsépian a également permis à 9 enfants d’écoles maternelles et primaires de bénéficier de la gratuité de la cantine via sa demande auprès de l’adjointe au Maire de Marseille Déléguée à l’Éducation, aux Écoles maternelles et Primaires, Danielle Casanova, et à 1 enfant de collège via sa demande auprès de Janine Ecochard, Vice-Présidente du Conseil général en charge de l’Éducation.