Le blog de Sylvie Andrieux

Députée des Bouches-du-Rhône

L’Europe que nous voulons.

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Les commémorations du 8 mai 1945 ne sont pas pour les élus de simples dépôts de gerbes fleuries. Au delà de l’acte symbolique, il y a là le réveil d’une mémoire qui influence encore nos existences contemporaines, et soulève des questionnements concernant notre avenir.

La fin des conflits en Europe a laissé un territoire meurtri, des nations dévastées, des frontières a redessiner. Que de chemin parcouru par cette Europe, hier coupée en deux blocs ennemis et aujourd’hui dans une Union qui se construit chaque jour. Soixante ans plus tard, ces cérémonies rendent aussi hommage à nos vétérans et je ne peux m’empêcher de songer que si la désaffection des Français pour la question européenne est aussi forte, c’est peut-être que la mémoire des déchirements de notre continent, de ses victimes, disparait peu à peu.

Comment ne pas songer au 8 mai 1945 quand la guerre civile menace l’Ukraine, quand les armes de l’Otan manœuvrent sur les mers ou les airs et qu’un bras de fer s’engage entre la Russie et les alliés occidentaux ?
La paix est le bien le plus précieux que nous apporte l’Union Européenne, et c’est cette paix que nous devons préserver, coûte que coûte. Le traité de Rome faisait la promesse d’une Europe de prospérité, et malgré les difficultés actuelles, nos nations se sont reconstruites dans la paix et la solidarité.

Certes, l’orientation politique de l’Europe, libérale et marchande, est conforme à l’esprit de cette Europe commerçante de la renaissance, dans laquelle, malgré les conflits qui ont fait son histoire, une conscience de communauté s’est fait jour. Bien sûr, c’est sur des principes d’échanges commerciaux qu’est apparue cette Union.

Néanmoins, quand le dogme de la libre entreprise édicté à Bruxelles compromet des emplois, et j’ai à l’esprit de manière constante le dossier de la SNCM, (j’évoquais mardi cette question avec Samia Ghalli et J.C. Gaudin, qui partageaient mon inquiétude) cela signifie qu’il faut réorienter l’Europe vers des préoccupations plus sociales. C’est tout l’enjeu de la participation aux futures élections.

Nous pouvons construire l’Europe sociale, à condition d’utiliser notre bulletin de vote.

 

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