Le blog de Sylvie Andrieux

Députée des Bouches-du-Rhône


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Hommage aux otages Français

La libération de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, qui étaient otages en Syrie n’aura provoqué qu’une joie de courte durée. La mort de Gilberto Rodrigues Leal, détenu au Sahel, nous rappelle la cruauté des fanatiques et cette lâcheté de ceux qui se prétendent des « combattants » alors qu’ils tuent des civils sans défense. Comment ne pas penser au désarroi des familles et des proches devant ce drame horrible ? Je leur souhaite de trouver le courage pour affronter cette épreuve, et leur adresse mes condoléances.

Il reste un otage français détenu dans le monde, Serge Lazarevic, enlevé en novembre 2011 au Mali.  Ne l’oublions pas, en ce jour de larmes, larmes de joie pour ceux qui retrouvent leur proches, larmes de détresse pour ceux qui l’ont perdu.

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Face au réel, l’idéal doit-il périr ?

Voter la confiance au gouvernement, c’est préserver la stabilité politique nécessaire à notre redressement. Une crise de régime rajouterait encore des problèmes à une situation déjà difficile. Faut-il pour autant être aveugle, et ne pas voir les renoncements, les injustices, d’un plan de rigueur qui cache son nom ?

J’ai voté la confiance au gouvernement, sans illusion, pour cette raison. La droite aurait fait bien pire, socialement, et sa pilule aurait été encore plus amère, je n’en doute pas.

Cependant, le désarroi des Français est réel, je le constate chaque jour. Les premiers mois du quinquennat n’ont pas été compris et le choix des mesures “sociétales” a détourné du président une bonne part de ses électeurs et semé une division inutile dans la population.

Aujourd’hui, les socialistes eux-mêmes sont divisés face aux mesures d’urgence présentées par le premier ministre. Comment ne pas les comprendre ?
Quel message proposons-nous aux Français, alors que la maîtrise de nos déficits est menée au pas de course pour se conformer au dogme européen de la règle d’or ? L’impuissance de notre pays à négocier un rythme qui lui convient pour assainir ses comptes publics, face à une Europe de plus en plus éloignée des populations qui la composent, ne peut que détourner un peu plus les électeurs d’un idéal européen qu’ils ne comprennent plus.

Comme beaucoup de mes collègues députés, je considère que le gel du salaire des fonctionnaire est injuste. Les économies programmées sur les budgets de protection sociale m’inquiètent, bien que je sois d’accord pour combattre le gaspillage et les dépenses inutiles. Encore une fois, j’appelle le gouvernement à plus de dialogue avec la représentation nationale, toutes les voies n’ont sans doute pas été explorées, et une stratégie plus conforme aux attentes des français doit être étudiée.

Le débat parlementaire pourrait tenter d’apporter des solutions différentes pour un résultat similaire, n’est-ce pas l’esprit même de notre République ?

« Le courage c’est d’aller à l’idéal et comprendre le réel », disait Jaurès en 1892. Notre gouvernement a bien compris le réel, mais n’a-t-il pas oublié l’idéal ?